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Sunday, 14 July 2013

Brétigny et les pillards de l'apocalypse


Toujours glaçant de constater qu'une approximation peut enflammer un segment de population, comment dire, un peu à cran. 

Dans les heures suivant le déraillement meurtrier du Paris-Limoges vendredi dernier en fin de journée en gare de Brétigny-sur-orge, le consommateur d'actualités aura assisté à une énième démonstration de la plaie qu'est devenue la course à l’information continue.

Parallèlement, dans la soirée, il aura également pu constater une multiplication de propos racistes (voir ici) sur les réseaux sociaux (jusqu'aux responsables politiques FN et UMP) au sujet de caillassages sur secouristes et policiers et de vols sur les victimes par des jeunes.

Tout part d'un article sur le site d'Europe 1 publié vers 22h et reposant sur le témoignage d'une policière du syndicat Alliance, et de quelques tweets de journalistes, immédiatement repris sur le site du Figaro puis sur une réacosphère au taquet.

Seulement voilà. C'est faux ou, au minimum, largement exagéré. Caillassages et pillages sont démentis le lendemain par le ministre des transports, les policiers et les secouristes eux-mêmes. En gros, deux connards ont dû piquer un téléphone portable et quelques mecs s’énerver (c'est mal) parce que des policiers leur ont dit de dégager du périmètre de sécurité (c'est normal) et ça a été répété, amplifié, déformé. Mais tu comprends, comme c’est la banlieue donc la zone islamo-occupée terrifiant ces grands penseurs de droite qui donnent, missel et abécédaire de la défiscalisation au poing, des leçons de peur à la France entière depuis le 16e arrondissement, on ne va pas prendre le temps de nuancer. Ça ira bien comme ça, direction Fdesouche en home page. L'info c'est ici et maintenant coco, et si t'es pas content t'as qu'à t'informer sur Gulli.

Ces trois articles reviennent sur le déroulement de l'intox :




Deux aspects dans cette histoire :

1 / A ma droite. Le business des chaines d'info continue: hystériser l'actualité en permanence pour capter le spectateur et valoriser l'espace publicitaire. On peut créer du clash, meubler sur du vide. Ici, durant les deux heures de flottement foutraque suivant l'annonce du déraillement le temps pour les équipes d'être operationnelles les chaines useront des témoins anonymes par téléphone (paye ton édition spéciale). On pille à l'antenne de la photo twittée, de l'Instagram non sourcé, les mots "scènes de guerre" et "apocalypse" sont rabâchés par les animateurs d'actualités. Disons qu'à défaut d'informer précisément, ça crée du mouvement et un climat. Nous n'en savons pas plus, mais nous progressons dans l'émotion continue. 

2 / A ma droite extrême. Sur ce préchauffage initial autour d'un drame à fort potentiel d’identification, peut s’opérer tranquille une abjecte récupération politique par l'axe FNUMP. Faites entrer les barbares. Ce soir Papy Voise prend l'Intercités.

On doit s'interroger sur ce qui permet à une goutte d'eau (des actes isolés condamnables) de devenir un jet hydropulsé, à une fausse rumeur de se propager aussi efficacement sur internet. Et de pointer nos idées reçues (on y a tous cru au moins un moment), tout autant que la responsabilité des journalistes qui fout d'un grain de sable une tempête de cailloux. Avant même d’avoir la confirmation de la non-survenance des faits (soit le monde à l'envers de l'information), on pouvait légitiment avoir des réserves sur leur véracité. Dans le catalogue d'images amateurs bon marché diffusées dans la soirée, pas une de vol ou de violence. Parmi la poignée d'envoyés spéciaux tweetant avoir vus des échauffourées, pas un pour sortir la moindre vidéo. Des journalistes dont les caméras ne filment pas un tel scoop, pas même capturé avec leur téléphone portable ? De trois choses l'une. Soit ils sont nuls, soit ils ne sont pas sur place, soit ils sont nuls et ne sont pas sur place (en langage technique, faire une Aphatie). 

Intox + course à l'info + récupération expresse par le FNUMP pour un impact maximal sur le cerveau reptilien des mononeurones de droite.

Un cas d'école de la manipulation de l'actu. Jusqu'à la prochaine fois. Ce chaos continu de l'info-pulsion favorisant la prolifération des propos haineux décomplexés ayant été, comme à l'accoutumée, un franc succès. 

Plus loin, le traitement médiatique de ce drame est aussi la démonstration que pour être mieux informé, mieux vaut parfois ne pas trop s'informer.

Illustration : Vautourus-Fnumpus, se nourrit exclusivement d'infos en décomposition.

Articles connexes :
- L'antimatiére
- Le fabuleux destin de la vidéo des pieds de l'homme qui allait à St Domingue en RER
- Le pouvoir de l'info spectacle

Friday, 12 July 2013

Review on Nokia Lumia 520

The most amazing thing in Nokia Lumia 520 is its cheap price and higher performance. This is first phone Windows phone launched with Windows 8 OS under the range of 10000 INR.

Let’s check out the key features:-

As, we all know that like all other Lumia devices this phone is also equipped with 1 GHz dual core processor with 512 MB of RAM, which really powered the phone to give higher performance while browsing or playing high resolution games like Asphalt or Need For Speed(NFS). I didn’t found any difficulties in playing all these games and as well as in multitasking. But the disappointing thing, the phone becomes heat while playing few minutes of HD games.

Nokia Lumia 520 Home Screen

Nokia Lumia 520 MultiTasking

Nokia Lumia 520 Games Experience

Nokia Lumia 520 is inbuilt with the 8 GB of internal storage space with extended memory slot kit option.
The phones integrated with 5 MP of rear camera and no secondary camera. There is very less option available for photo shot. The camera performance at night is good but in day light it was little dull and tint around the captured images. It’s has 4.0 inch of IPS display which perform a very sharp and smooth pictures quality.

Nokia Lumia 520 Video Test

The sound quality of phones was below average and also it lacked in Apps.

Overall the phone is worth to buy. This is really splendor Windows 8 phones which make your every day special.

If anyone wants to ask question, just leave comment below. 

De la difficulté à répartir les tâches et changer les couches

 
J'avais le choix pour ce petit coucou au cœur de mon absence du blog (pour de bonnes raisons croyez-moi) : évoquer le retour de Nicolas Sarkozy ou le caca. 

J'ai choisi le caca.

Ces jours-ci une micro polémique est née sur au sujet du projet de loi sur l’égalité homme / femmes de Najat Vallaud-Belkacem. Le texte propose entre autres une réforme du congé parental (actuellement il peut s'étendre pour la femme jusqu'à la troisième année de l'enfant, dès le premier enfant). La ministre des droits de femmes réaménagerait ce congé avec 6 mois supplémentaires pour l'homme. Il n'en fallait pas plus pour provoquer le courroux beauf du patriarcat hexagonal terrorisé par toute brèche dans l'empire du chibre (et s'occuper de son enfant c'est quand même pas un boulot de mec, où va s'arrêter après ? On va quand même pas faire le ménage non plus !). 

Le classieux polémiste Eric Zemmour lui conseille ainsi de "s'occuper de ses fesses" en rappelant que le rôle de père doit se circonscrire à un rapport éducatif viril à base de baffes dans la gueule entre 16 et 16 ans et demi. Plus étonnant, la secrétaire générale déléguée de l'UMP (enfin l'une des 30, après on s'étonne que le parti soit en faillite), Valérie Pécresse, considère que l'homme à mieux à faire que changer les couches de son enfant. 

En témoigne ce petit échange entre l'ex ministre et votre rédacteur, recordman 17 secondes 2 dixièmes au changement de couches les yeux bandés au Pampers beach masters de Pampelonne. 

(En fait, Valérie Pécresse propose tellement de développer le congé parental des pères, qu'elle veut l'interdire pour le père et la mère au premier enfant.)

C'est bien parce que cette proposition de loi heurte une résistance culturelle dure (en langage technique, le couillotropisme) que la droite la résume aux couches souillées. Elle balaye en fait bien plus largement la question du rapport du travail et de la vie familiale, ainsi que de la répartition des tâches domestiques à la maison (équivalant souvent pour les femmes à un travail à temps partiel en + de leur emploi avec en moyenne 4 heures par jour, soit 1h45 de + que leurs conjoints). Ceci expliquant peut-être que la Ministre devient le punching-ball tranquille de la droite dans son ensemble (et même de la gauche parfois). 

NVB, le 11 juillet 2013. 

Comme souvent, le buzz évacue le contenu du texte de loi. J'en rappelle les grandes lignes en fin de billet. 

Sur le congé parental, le constat est implacable:

- En moyenne, les femmes qui ont un enfant voient leur rémunération décrocher de 10% par rapport à celle des hommes. 

- 96% des bénéficiaires actuels de la prestation qui finance le congé parental (CLCA) sont des femmes. 

- Les hommes ont renoncé à 30% à prendre un congé parental par peur d'un effet défavorable sur leur travail ou leur carrière (même l’aménagement d'un temps partiel est encore mal vu dans les entreprises, et très compliqué dans les TPE). 

- Les mères sont plus souvent freinées par l'aspect financier (39%). 

- C'est souvent le salaire le plus bas du couple qui s'arrête de travailler et comme la cascade des inégalités est cohérente (la rémunération des femmes est en moyenne inférieure de 27% à celle des hommes), c'est la femme qui s'y colle (et cotisera moins pour sa retraite du coup, et paf double peine !). 

- Après la naissance d'un enfant, une mère sur deux arrête son activité professionnelle contre un père sur neuf. Toujours selon l'INSEE (n1454, juin 2013), la moitié des pères (et trois quarts des mères) qui n'ont pas pris le congé disent qu'ils auraient pu être intéressés. 

Rééquilibrer progressivement le partage du temps et des responsabilités entre l'homme et la femme va évidemment dans le bon sens. A noter qu'un congé parental peut se prendre à temps partiel. En plus, il s'articule ici d'une création nette de 100.000 places de crèches (lé congé s'est développé face au déficit de places) et 75.000 solutions d'accueil supplémentaires à l'école maternelle (275.000 en trois ans). Il y a le contenu de la loi d'un côté, et aussi le message contribuant à changer les représentations figées que l'on se fait du rôle de chacun. Ce message est clair : n'ayez pas peur d'être un père impliqué dès le départ, ne sacrifiez pas votre vie professionnelle en étant mère, rééquilibrons le job au sein du couple.

Dans ce domaine, malgré la loi de Najat Vallaud-Belkacem (dont on pourra évaluer les premiers effets sur le congé parental masculin d'ici un an ou deux), il restera encore de la marge. Que Zemmour, seigneur du domaine conjugal, prince de la torgnole et tuteur de mes couilles, soit rassuré !


Les grandes lignes du projet de loi (à la rentrée au Sénat). Texte à consulter ici.
- Réforme du congés parental (avec aménagement pour les collaborateurs-trices libéraux)
- Interdiction de soumissionner aux marchés publics pour les entreprises qui ne pourront justifier du respect de leurs obligations légales en matière d’égalité. (Ca, ça va faire mal).
- Garantie contre les impayés de pensions alimentaires. (40% des pensions alimentaires ne sont pas ou mal versées, et cela touche 9 fois 10 des femmes). En plus de la prestation la CAF se retournera contre le débiteur avec des moyens coercitifs qu'une femme isolée n'a pas.
- Renforcement de la protection des femmes contre les violences conjugales, avec notamment la généralisation du téléphone grand danger.
- Renforcement de la parité : doublement des amendes pour les partis politiques hors la loi, extension de la représentation équilibrée à tous les établissements publics.

Articles connexes :
- Passe ton bac d'abord

Illus : Seb Musset

Friday, 5 July 2013

Getting Around Yangon

Visa
First of all, we need visa to enter Myanmar. We got our visa from Myanmar Embassy in our country, through a travel agency. Pearl Holiday in Kajang settled our visa in 4 working days. The price was RM150 per person (RM120 for visa and RM30 for transportation and insurance). 

We learnt that visa application is available online, which we just need to fill in online forms and pay using credit card. We can get the visa upon our arrival at Yangon airport. The online service, however, required about RM220 per person. 

Currency and Exchange
We changed USD to Kyat in Yangon airport as Kyat was not available in Malaysia. The exchange rate we got was approximately USD1 to 860 Kyat in Yangon International Airport, while we got USD1 to 910 Kyat at Bagan. On our return trip, the best rate we could get at the airport was 925 Kyat to USD1.

There are many money changers in Yangon airport, so we don't have to rush to fill our wallet and purse with Kyat. Why not take a walk around and look for the best rate? By the way, in order to exchange our USD to Kyat, we need to fill in a form- name, nationality and passport number are required. 

Well, we found that it was more convenient to use USD to pay for the entrance of tourism spots. However, when it came to shopping in night market or eating at the stalls by the road, using Kyat might ease complicated convertion. By the way, please be sure that the US Dollar note that you bring to Myanmar is flawless, or it will be as good as an plain paper. The hotel receiptionist might reject the note with even a single crease on it.

 The food menu is in Kyat (left) while the entrance fee is in USD.

People
The pace of living in this city was slow, about the same as Phnom Penh, but slower than Bangkok and Hanoi. Even slower compared to Kuala Lumpur. Down the street, we couldn't really feel that we were actually in a city with 4.5 millions people around us.

We could see people sitting on small chairs prepared by food vendors by the street all day long, drinking and eating, chitchatting, or reading a book, or tapping on their China-made smart phones.

People in Yangon like to sit beside the road, while enjoying their food and drink with their family and friends (upper row). As publishing newspaper daily is now permitted, more people are expected to have a copy of newspaper in their hand (lower left). The yellow flowers (in lower right) are popularly used as decoration.

Longji is the favourite costume for men in Yangon. Yongji is sarung type of cloth that ties at waist to cover the lower part of the body.

This photo was taken 7:30 in the morning. Two boys were walking down the street, carrying stuff for their business. The boy on the left was applying thanaka on his face. Thanaka is local sun block that produced from thanaka wood. Instead of getting the wood from the jungle, it is now available in the market. By the way, Mr. Psy will be very proud seeing his "horse-riding" style have found its way onto the t-shirts in Yangon.

Monks are everywhere, walking in sandals, cladding in reddish robes, and carrying containers for food donation.

Religion is a big part of Yangon. The temples were never lack of visitors.

Most of the people in Yangon were friendly, but couldn't communicate in English. In our three days' trip, we only met with several people with good English, a count with our fingers- two of the staff in the hotel which we stayed, a taxi driver who drove us to Shwedagon together with the tour guide there, a restaurant owner, a security guide at Trader's Hotel, and a few more.

Smile and wave. That's what we did most of the time, after starting a conversation in English, with Burmese in return. Lucky, Yangon was not a complicated maze. Finding way around was not difficult without asking anyone.

We highlight the language barrier, not to keep people away from visiting Yangon. Instead, we really need to prepare ourselves for more DIY, or find yourself a guide.

Place to Stay
The hotels in Yangon were over-priced. A small, old run-down hotel could handsomely charge USD30 per room per night. The hotel that we stayed, with the service at most 2 stars, asked for USD68 per night. The reason, demand rose high above supply. Some said the hotel's licence was strictly controlled by government. True or not, more hotels have to be built to cater the demand from the tourists.

Aung Tha Pyay Hotel was located at 38th Street at Yangon down town (upper left). It was a small hotel in the middle of shop lot. Taking the room and service into account, it was over-priced. However, it was new, and all the facilities were in good condition, and we couldn't find any better in vicinity. That's why we spent all three Yangon nights in that hotel. The photos show the lobby (upper right) and room for two (lower right) of the hotel. We found that the view facing the main road was not interesting, the people there tend to sit at the balcony and look right at us when we opened the window.

Staying at the down town area put us closer to the old Yangon. The historical buildings, although not well-maintained, were still attract tourists. Sule Pagoda, China Town, Bogyote Market, and many Yangon Heritage buildings were within walking distance from down town.

Traffic and Transportation
The most convenient way to move around was by taxi. The buses and small trucks were the public transportation that we could opt for. However, we had to get familiar with the routes before we squeezed ourselves on the fully packed box-on-wheels.

We took taxi most of the time. There was no taxi with meter, but the price is very much fixed- USD10 from the airport to downtown, 2,500 Kyat from our hotel to Shwedagon and so on. Room for bargaining was limited.  With or without air conditioner, the fare was the same. So, we always preferred the one with air conditioner.

Besides, we walked a lot at Yangon. Most of the main roads in Yangon were built with pedestrian walkway, so we had no problem walking around the city. Just bring an umbrella, and a bottle of drinking water, and a pair of comfortable sandals, and you can start your exploration right away. 

Road in Yangon was dominated by imported cars. Astonishingly, there was almost no motorbikes on the road. We were told that tut-tut had been banned to enter the city. But what had happened to the motorbike and bicycles? The drivers in Yangon were obedient, and most of the cars drove graceful. No red light violation was seen.


There are several ways to move around. If you are mentally unprepared to be packed into a small lorry (upper left), or getting onto a bus without any idea where the bus will go (upper right), then taxi will be your best choice (lower left). Getting a taxi is easy at Yangon. Trishaw is rarely seen around the city.

Street
The main street was clean and tidy, with walkway prepared for the pedestrians. Some of the places were quite crowdy. Many comments pointed that Yangon was in fact one of the safest city in the world. That's true. The last thing that we could feel on the street was getting robbed. The second last, being run over by anything with wheels.

39th Street in Yangon (upper left). Road crossing was safe (upper right). Well, at least, the vehicles stop when the traffic light turned red. Vendors narrowing down the pedestrian walkway (lower right), and food stalls beside the street.

Book stalls selling second hand books can be seen on the street (upper left). We could see dogs on the street once in a while. Lucky, the dogs were tame (upper right). Public phone was something unique. We needed to pay to the operator sitting next to the phone before we start dialing (lower left). We saw one very talented young girl selling her drawing beside Bogyoke Aung San Market.  

If you have seen the flats of five or six storeys, and wonder how the people living on the top floor getting down the street, buy some fritters, and getting back to the dining room without sweating, well, the secret is in this photo. These ropes were hanging from the residence's balconies, so that the delivery guys below can tie the stuff on the rope. Pulling up the breakfast is far better than going through the staircase, twice.

There were many abandoned colonial-time buildings along the street. These buildings, either totally abandoned, or only been occupied on the ground floor. In many places, these buildings have long found their way into tourist's directory, or have been bought and refurbished into luxury hotels or restaurants. Well, in our opinion, just a little bit of polish, these buildings will turn into attractions that shine brighter than any sapphire and emerald that we could find in Yangon.

Totally abandoned (upper left) and partially used buildings. These hundred years old buildings are the hidden gems of Yangon.

Drinking water was available on the street, free of charge. However, there was one problem- it couldn't slip through our lowest hygienic requirement. The containers and the cups were shared by the whole city. We saw the people passed by just took one of the cups, drank, put the cup back, and left.

The weather was hot. What could be better than putting a drink station beside a public phone? The water is free, the only thing is, there is only one cup for everyone.

Shopping
Yangon is not an exciting place for shopping. We could survive in a city without any shopping mall. However, in Yangon, getting souvenirs for our friends and family was more challenging than we thought. Most of the clothes, key chain, handphones, sandals, except for food and beverages, if not made in Thailand, then should be made in China.

During our three-day stay, we went to several places for shopping- Bogyote Aung San Market and area in vicinity, China Town, and streets around our hotel.We brought home a few hand-made fridge magnets and rattan works at Bogyote Market, which were authentic to be considered as "made in Myanmar". Then, we bought some Myanmar coffee from a local departmental store. We visited two departmental stores in Yangon- newly opened Parkson at Montgomery Road (near to Bogyoke Market) and Gamone Pwint Shopping Centre at the junction of 42th Street and Merchant Road. The international brands sold there were more expensive than what we could get in our country.

Bogyoke Aung San Market, the place that we could come out with local made souvenirs in our hand.

Some of the local made items on sale- hand made bracelet and necklace (upper left), jewelleries (upper right), clothes (lower left), and fridge magnets with wooden decoration.

Gamone Pwint Shopping Centre at the junction of 42th Street and Merchant Road. By foot, it was just 5 minutes away from our hotel. It was a good place for us to stop and enjoy the cooling air inside. Food court at the top floor good only for one thing- no need to wipe away the dripping sweat while eating.

Yangon's street was dotted by vendors- snacks, drinks, noodles, fruits, books, clothes, handphone accessories, etc.

Food
We have our sharing about food in Yangon in another post.Please read it here.

Overall Remark
Yangon is a good place to spend a few days. Everthing was cheap, except the accommodation. Although there were lack of stunning sceneries and exciting shopping centres, the old colonial buildings and the variety of food could compensate in another way. 

The public transport was not friendly to tourists, which made the taxi the top choice for us. English was limited, but the friendly people and extremely safe street brought merits to the city.

We shared our experiences in Yangon in other posts as well. Please refer to the links below, or you are most welcome to visit All Our Destinations too.



Friday, 28 June 2013

Pourquoi Internet nuit gravement à la santé (et jamais la TV) ?


Donc voilà. La journaliste de la télé m'appelle :

"- On m'a dit que vous étiez blogueur actif et on va faire un sujet sur l'addiction au réseaux sociaux. Qu'est-ce que vous auriez à dire ?".

Je rétorque que je vois peu de similitudes entre un blog et facebook et que, bon, je réseausociotte modérément (4000 tweets par an, une broutille comparé à Christine Boutin un matin de procession). Son enthousiasme tombe net. Je ne reproche pas aux journalistes TV d'avoir un angle, je leur reproche d'avoir toujours le même dès lors qu'il s'agit des "réseaux sociaux" sur internet. Au choix : danger ou addiction. (En option, la variante économique : "Ces jeunes entrepreneurs américains devenus milliardaires après avoir créé un réseau social").

Je réponds à la journaliste que, même virtuelles, ces interfaces de communication sont des objets comme les autres. C'est l'usage qui fait le défaut et l’excès qui est néfaste : pour Facebook  l'étalage non réfléchi de données personnelles (les siennes et celles des autres), et pour Twitter le papillonnage, au final la déconcentration aussi bien dans le travail (spécialement lorsqu'on écrit. Poke @MoiMême) que dans la vie réelle (La tête baissée sur sa Time-line, on est au mieux à 60% avec son interlocuteur physique. En marchant, la probabilité de se prendre un poteau full face augmente de 82%, ce qui est un vrai danger collatéral du net). Mais là encore, il y autant de pratiques et de conséquences que de caractères, sans compter que la fonction crée l'organe. Il est probable que les nouvelles générations développent bien plus aisément que leurs aînés la faculté du multitâches : facebooker, dire à son ou sa chéri(e) qu'on l'aime tout en évitant les lampadaires. 


Viens le test de la journaliste (aka le casting) :
"- Pourriez-vous passer d'internet une semaine ou deux ?"
"- Oui" (t'as vu un peu la tronche du héros moderne).
" - Ah" 

Là je sens mon interlocutrice dépitée, genre "Mais bordel, je ne trouve personne accroc aux réseaux sociaux ! Comment vais-je faire mon sujet sur les accrocs aux réseaux sociaux ?". Cherchons un peu de matière, histoire de réseauter et de socialiser avec la télé. Je ne vois que deux aspects des réseaux sociaux susceptible d'entraîner un effet de manque : le rythme d'information (le besoin de savoir tout, tout le temps, en temps réel. Pour se sentir raccroché à la communauté de ceux qui savent) et l'évaluation permanente de sa notoriété, le shoot à l'ego (Pas de mise de départ, ça commence très rapidement avec quelques mentions ou like). On parle ici d'effets pour une minorité, et rien qui ne puisse se régler sans une petite prise de distance, voire une période d’abstinence. 

Bref, je suis le mauvais client pour le reportage. Rends-toi compte, je réfléchis sur l'usage du "réseau" tout en en minimisant son importance, voire même en lui trouvant des effets positifs[1]. Pas grave, j'invite donc la journaliste à se libérer de la dépendance de la profession aux sujets négatifs sur le sujet pour s’intéresser à d'autres addictions technologiques beaucoup plus répandues comme euh... la télévision (3h16 par jour et par français en 2011). 

Pourquoi donc ne voit-on pas plus de sujets à la télé (même juste un pour commencer) sur ces drogués de Cdanslair, de Game of Thrones, de The Voice, du bulletin météo, de Plus belle la vie, de Confessions intimes ou des débilités d'M6 ou sur ces hypnotisés de l'info en continu et des priorités au direct de la TNT ou encore les cas les plus désespérés s'enquillant sans broncher 3 épisodes des Experts chaque soir depuis 10 ans ?[2] Autant de programmes d'ailleurs passablement commentés en simultané sur Twitter et Facebook, ce qui en facilite l'éloignement ces soirs-là.

Toxico potentiel, je n'en reste pas moins un gars sympa. Et, comme j'ai quand même bien envie de voir ce reportage : 

Si vous êtes accroc aux réseaux sociaux, blog ou site SNCF.
Si vous le vivez vraiment mal, en menaçant de dépecer votre entourage au smartphone. 
Si, pour combattre cette addiction à la notoriété facile, vous souhaitez la confesser face caméra à la France entière.  

Contactez-moi, je transmettrai votre dossier à la télé.

Dis-lui merde au réseau. Ensemble nous guérirons ! 

[1] Ignorés aussi les côtés positifs d'une présence active sur les réseaux sociaux, ces dizaines de personnes que j'ai rencontrées en vrai via Twitter ou Facebook, ou des opportunités professionnelles que l'on y décroche. J'ai pourtant de beaux exemples.
[2] A mon sens, bien plus inquiétant que de parler avec ses potes en ligne.

Articles connexes :

Thursday, 27 June 2013

Dans l'antre du libéral de l'immo


Libéral est furieux. Contre la ministre du Logement évidemment. Dans l’idée, il n’aime pas l'intervention de l'Etat et que celui-ci puisse renforcer l'encadrement des loyers et lui établisse un loyer de référence. Pourquoi saccager ainsi le fruit de son placement spéculatif lui-même fruit de son travail ! (et d’un avantage fiscal ou d’un héritage éventuellement, libéral insurgé n’étant pas à une contradiction près).

Libéral est en colère, il menace de tout casser : Plus personne d'entre lui ne va vouloir investir, parce que ses rendements vont baisser ! Les mises en vente vont augmenter et les prix de l'immobilier chuter ! Et tous ces logements pas assez chers ça va être la galère !  Terminé les temps de la justice individuelle où Libéral bailleur pouvait faire le bien de tous en multipliant par deux son rendement locatif en dix ans dans les zones tendues !

Mais comment va s'en sortir le pays avec tous ces loyers que libéral n'encaissera plus ? Bah, c'est simple, comme toujours Libéral le moderniste en retournera au cœur de cette révolutionnaire analyse qu'il n'a pas dépassée depuis 30 ans[1] : La France, elle est foutue ! 

Pourtant.

Libéral véhément n’est pas le dernier à gueuler sur le manque de compétitivité du travailleur français. Pas assez productif et ne tirant pas la croissance vers le haut, et pour lequel Libéral conseille un traitement de choc : qu’on le paye moins ce feignant surprotégé et qu’on l’envoie en Chine, et à ses frais, pour voir comment travailler mieux, qu’il y meurt s’il est faible car seuls les forts doivent survivre, et bon de toutes les façons 8 euros de l’heure c’est déjà 15X trop pour celui qui n’est pas entrepreneur !

Pourtant. Le faible prix des loyers (3X moins cher qu'en France) est une composante essentielle dans ce "miracle" de la compétitivité allemande, cet objet de concupiscence des gang-bangs de BFM Business.



C'est vrai que libéral venère, en plus de sa maison secondaire dans le Var, avec ses dix studettes qu'il loue à un SMIC chacune en zone tendue à du touriste japonais ou à de l'étudiant à papa friqué, on ne peut pas vraiment dire qu’il tire la croissance locale.

Même la vidéo-surveillance de sa maison secondaire, il la sous-traite à l’étranger parce que "les tarifs sont plus compétitifs". Et sur le marché du patelin où il a acheté (pardon investi), on est formel : la productivité de la cagette de fraise ou du poulet rôti, Libéral ne la booste que très rarement dans l’année. Comme ses copains se déplacent en meute, ils ont tous acheté au même endroit et désherbé la population locale : "ces péquenauds qui ne comprennent rien au marché". Ou plutôt qui le comprennent très bien, mais trop tard : il n’est plus pour eux.

Mais n’allez pas croire que Libéral hargneux a une dent contre les pauvres. D’ailleurs l’autre jour, sur une route du patelin à l’abri des regards (preuve qu’il ne fait pas ça pour la gloire), il en a autorisé un à venir s'encastrer contre son Cayenne, histoire que le damné goutte lui aussi un peu de son succès. C’est vous dire s’il n’est pas si sectaire, et au fond de lui un peu partageur. Et puis les limitations de vitesse, c'est dépassé. 

Oh, mais attendez. Je découvre aussi dans sa littérature que, dans les cas les plus graves, libéral multiproprio n’a de maison d’aisance que dans ses rêves humides de pouvoir. Que son portefeuille patrimonial en est encore à l'état de fantasmes et le Cayenne à celui de support à branlettes punaisé en poster sur le mur moisi de sa chambre d'ado attardé. Zut. Libéral courroucé a un (petit) salaire minimum garanti et à 27 ans vit encore chez papa et maman, ne disposant pas du capital risque pour se lancer dans la location d'un 15m2 qui boufferait 80% de ses revenus.

Oui, Libéral violent peut aussi être ce neuneu persuadé que vouloir avoir c’est déjà un peu être, et qu’à le regarder pathétiquement singer l’oppresseur chacun en conclura que c’est un vrai winner.


[1] Oui, cette date depuis laquelle le pays a commencé à glisser vers le libéralisme.

Articles connexes:
- Décryptons le cri du libéral de l'immo
- Pauvre petit propriétaire
- L'appel de Duflot : "Dieu est partage"

Wednesday, 19 June 2013

[Exclusif] Les vraies raisons du vote FN


Il faudra d’abord retenir du premier tour de la législative partielle à Villeneuve-sur-Lot qu’un type de 23 ans sans l'once d'un début de programme peut désormais faire 26% au premier tour sur la seule base de son étiquette FN.

Ou, quand le clash de kikoolols s'applique à la démocratie.

Alors oui, je sais, il n'est pas raisonnable de faire de projection sur les prochains scrutins nationaux à partir d'un scrutin local, et le FN ne gagne ici qu'un millier de voix en un an, là ou le PS (dont c'est la huitième torgnole électorale en un an) en perd 14.790. Et puis c'était la circo de Cahuzac, et puis il a fait beau aussi...

Toutefois avançons quelques craintes de voir ce type de résultats se reproduire aux prochaines élections si le gouvernement n'obtient pas des résultats significatifs sur l'emploi très rapidement, et en usant d'un langage intelligible si possible (sans répéter Allemagne et compétitivité quatre fois par phrase).

Quelles sont les raisons qui pousseraient en 2014 (et après) ce peuple de France avec un profond sens de l'Histoire et une grande mémoire à voter pour un FN qui, malgré ses efforts de ripolinage, suinte à 300 bornes à la ronde le racisme et l'incompétence ?

Elles sont plus complexes qu'il n'y parait, et au nombre de 712[1] car la force d'un bon marchand de glaces c'est la diversité des parfums proposés :

- Les affaires,
- La dogme de l’Europe à tout prix (quitte à un peu chier sur les peuples),
- La fraude fiscale des élites,
- Les élites,
- La corruption réelle,
- La corruption fantasmée,
- La politique sociale-libérale du gouvernement,
- Les reniements des promesses du même gouvernement,
- La complaisance des médias en quête de spectacle et les efforts répétés de l'éditocratie pour dédiaboliser le parti,
- Le Hollande-bashing,
- L'Hollandisme béat,
- Les déclinologues qui prospèrent en pérorant sur l'effondrement de la France depuis un demi siècle à la télé avec un ton toujours plus alarmiste,
- Les journalistes qui les relaient encore et toujours,
- Les émissions de télé à la con à toute heure de la journée qui avilissent ou terrorisent,
- Les fonctionnaires parce qu'il y en a trop,
- Les fonctionnaires parce qu'il y en a pas assez dans mon village et que je dois faire cinquante bornes pour remplir un papier,
- Les radars automatiques et l'essence trop chère,
- La relégation loin des centres d'activité à cause de l'immobilier trop cher,
- L'intransigeance à mon égard, le laxisme envers les autres,
- La TNT gratuite,
- La publicité,
- Toutes ces choses que je ne peux pas acheter, 
- Les Grandes gueules d'RMC
- La mobylette qui passe dans la rue,
- L'insécurité (y en a partout. Oui bon pas chez moi, mais j'en ai vu à la télé),
- Ceux qui gagnent plus que moi alors qu'ils en font moins,
- Les assistés en Mercedes,
- Les Rroms qui n'ont pas payé pour leur terrain alors que nous ça nous a coûté 20 ans de crédit,
- Les étrangers. Parce que faut pas déconner on n'est plus chez nous avec tous ces gens à cartes d'identité française (mais attention je ne suis pas raciste, c'est dépassé tout ça, Marine c'est pas son père),
- Les bobos (Fiente parisienne dont j'achète les marques favorites sur le bon coin et écoute les musiques avec six mois de retard),
- Nos traditions qui se perdent, (Jeanne d'Arc, De Gaulle et euh... putain j'ai oublié le troisième, vous voyez ça commence !),
- Le mariage des pédés, 
- Le fait qu'on parle trop du mariage des pédés,
- La censure envers les anti mariage pédés,
- La persécution envers le politiquement incorrect dans ce pays c'trop intolérable,
- Allez osons l'avouer, ils n'auront pas notre liberté de penser : la dictature socialiste.
- Les impôts ouais y en a beaucoup trop (Personnellement j'en paye pas, mais ça bloque le pays),
- Mon chef (en plus il n'a pas un nom très catholique),
- La chef de mon chef, (oui, parce qu'en plus c'est une femme qui dirige le service, elles nous dévirilisent j'vous dis !),
- Le voisin qui fait encore des travaux chez lui (putain mais avec quel argent ?),
- Ceux qui me traitent de "gros con" parce que je dis que dès fois Marine n'a pas tort,
- Ceux qui tentent de comprendre et d'excuser mon vote. Je les aime bien ils me rendent intelligent, 
- L'extrémisme de l'extrême-gauche qui provoque les skins dans la rue alors qu'ils allaient tranquillement acheter un bouquet de fleurs pour la fête des mères,
- La faiblesse des mots de la gauche,
- La rhétorique de l'UMP,
- La perdition de l'UMP,
- L'explosion de l'UMP,
- Sarkozy qui a ouvert la voie, trahi, échoué et qui va se représenter, trahir, échouer.
- La cécité d'une partie du PS,
- Le retour du religieux,
- La théorie du genre (hein ? Oui, je sais pas ce que ça veut dire, mais y a le mot théorie dedans ça me donne un genre),
- Le soutien discret de la bourgeoisie (mais qui, ça ne fait pas un pli, en cas de duel préféra toujours l'extrême-droite à la gauche même tiède),
- L'appui des libéraux qui la rejoindront en remuant la queue impatients d'en foutre plein la gueule aux feignants aux 35 heures alors qu'ils pourraient facile en faire 90 comme les enfants chinois,
- Le chômage évidemment,
- Le travail mal payé aussi,
- Le travail pas payé, surtout,
- Le travail que tue l'espoir d'une vie meilleure,
- Le travail que je ne trouve jamais plus de deux mois d’affilé et jamais avec des horaires décents ou un salaire correct mais dont on me répète qu'il va falloir que je m'y colle jusqu'à la fin parce que je vis plus longtemps et que c'est une évidence SCIEN-TI-FI-QUE alors que je n'ai même plus de quoi me soigner mes hémorroïdes,
- Ma colère,
- Ma tristesse,
- Mes hémorroïdes, 
- Ceux qui disent que le vote FN va inexorablement monter,
- Ceux qui le sous estiment,
- Quand Marine parle,
- Quand Marine se tait (car finalement avec tout ça, elle n'a plus grand-chose à dire pour engranger).

Et bien sûr, last but not least :

- Et puis quoi, où est le mal ? On n'a jamais essayé le FN. On peut bien essayer ? 
(NDLR: marche aussi avec le saut à l’élastique sans élastique)

Nos conclusions sont formelles. A ce jour, TOUT strictement TOUT profite au vote d'adhésion au FN. Car, et je suis d'accord sur ce point avec Florian Philippot, n°2 du parti, qui affirmait dimanche soir: "le FN est aujourd'hui un vote d’adhésion". Oui, on ne peut faire l'impasse sur la nature profonde, morale et économique, de ce vote de merde. Et l'électeur doit faire face à ses responsabilités. Le vote FN, libéral un jour, populaire le lendemain, xénophobe toujours, est le plus simple pour ne surtout pas se remettre en cause personnellement. D'un coup de baguette magique : changer les autres sans avoir à se changer soi. 

En cela, c'est un vote profondément dans l'air du temps et promis à un bel avenir.

[1] liste non exhaustive que nous vous invitons à compléter en prospectant dans votre entourage. Vous verrez, en tapotant un peu, ça tombe tout seul de l'arbre.